Choisir sa variété de pomme de terre est une étape très importante lorsque l’on souhaite en faire la culture.

En effet, en fonction de vos besoins et objectifs, toutes les variétés de tubercules ne seront pas forcément intéressantes pour vous.

Comment s’y retrouver parmi toutes les variétés disponibles et de quelle façon effectuer votre choix ?

C’est ce que nous vous proposons de découvrir grâce à ces 9 critères de sélection.

1 - Le type de chair

Frites, purée, salade, vapeur et autres préparations, les pommes de terre ont la faculté de s’adapter à nos envies culinaires.

Mais toutes les variétés ne se prêtent pas aux mêmes usages. En effet, en fonction de la chair des tubercules, l’utilisation n’est pas la même :

  • Une chair ferme est idéale pour les salades ou la cuisson à la vapeur.
  • En revanche, une chair tendre donnera d’excellentes frites, chips ou purées.
  • Enfin, les chairs dites polyvalentes donneront l’embarras du choix aux cuisiniers quant à leur utilisation.

2 - La précocité

Qu’elles soient précoces, demi‑précoces, tardives ou qu’il s’agisse de primeurs, les pommes de terre n’ont pas toutes le même cycle de développement. En choisissant des variétés avec des cycles différents, il est alors possible d’étaler la production de tubercules sur une année. Et pourquoi ne pas envisager une double récolte pour les variétés les plus rapides à se développer ?

Pour rappel, voici les durées des différents cycles :

  • Précoce ou hâtive : 70 à 90 jours.
  • Demi-hâtive : 100 à 110 jours.
  • Tardive : plus 120 jours.

3 - La couleur et la forme

Même si ce critère ne modifie en rien le goût de la pomme de terre (ni sa culture), il a toutefois son importance pour le consommateur final.

La couleur peut ainsi attirer ou repousser en fonction des goûts de chacun. Une teinte bleu‑violet par exemple pourra déplaire à un enfant, alors qu’un chef cuisinier choisira justement une variété de ce coloris pour apporter de l’originalité à son plat.

La forme a également son rôle à jouer, notamment en ce qui concerne l’utilisation finale du tubercule. Réaliser des frites avec des pommes de terre au profil oblong court pourrait ainsi s’avérer compliqué par exemple.

Vous l’aurez compris, tout est affaire de goût. À vous de bien cerner ceux de vos clients pour choisir la variété de pomme de terre qui leur conviendra.

4 - Le rendement

En culture, un des objectifs est d’optimiser chaque mètre carré de terrain. Lorsque vous devez choisir une variété de pomme de terre, il devient alors évident de s’attarder sur le rendement par plant.

5 - La sensibilité aux maladies

Qu’il s’agisse de culture biologique ou non, la sensibilité des tubercules aux maladies est un élément à ne pas oublier. En effet, l’impact économique est non négligeable : diminution des récoltes, achat de traitements phytosanitaires, etc.

Lors de votre choix, vous devrez alors privilégier des variétés ayant une bonne résistance au mildiou qui est l’ennemi numéro un des solanacées, ainsi que le rhizoctone.

La gale commune, ayant surtout un impact sur l’esthétisme et la lavabilité, peut paraître secondaire, mais doit malgré tout être prise en compte.

Enfin, la sensibilité aux virus (virus X et virus Y de la pomme de terre) est également très importante.

6 - La résistance à la sécheresse

Les faits sont là : les étés de 2015 à 2019 ont été parmi les plus chauds des deux dernières décennies, avec des moyennes de températures supérieures à +1,5 °C. Et l’été 2020 n’a pas fait exception avec des températures moyennes supérieures de +1,1 °C aux normales de saisons.

Dans ces conditions, cultiver les pommes de terre devient de plus en plus difficile. Les plants ayant besoin d’eau pour croître, la facture peut rapidement augmenter sans pour autant garantir un rendement correct.

En fonction de votre région, la résistance à la sécheresse sera donc un critère de choix primordial. Notre recommandation se porte sur la variété Blanche, qui a un très bon comportement en terrain sec.

7 - La conservation

La capacité de conservation d’une pomme de terre est primordiale dans le choix de la variété. En effet, la vente d’une récolte n’intervient pas systématiquement tout de suite après l’arrachage. Ainsi, plus le délai de vente sera long, plus la dormance des tubercules devra être élevée. Cette caractéristique vous offrira d’ailleurs une flexibilité non‑négligeable dans la gestion de vos stocks tout en évitant l’usage de substances anti-germinatives sur les plants.

Une bonne conservation évite la germination précoce des plants.

8 - Le type de sol

Le sol n’étant pas qu’un simple support pour la plante, il a toute son importance dans la culture de la pomme de terre. La texture de terre idéale pour le bon développement des tubercules est un sol limoneux (limoneux‑argileux, limoneux‑sableux, etc.).

Une terre argileuse peut éventuellement convenir. Tout dépend en fait de la teneur en argile. Une concentration trop importante rendra la terre trop lourde ce qui aura pour effet de réduire les rendements.

En revanche, les sols trop crayeux ou sableux ne conviennent pas aux plants de pommes de terre. En effet, ils ne retiennent pas l’eau nécessaire à la bonne croissance de la plante. Si tel est votre cas, il faudra donc privilégier une variété qui résiste à la sécheresse. Chez Bernard, nous vous proposons la Blanche qui répond parfaitement à ce critère.

9 - Le besoin de la pomme de terre en fertilisant

Azote, phosphore et potassium (ou N P K pour les intimes) est le trio classique lorsque l’on parle de fertilisation. Dans la culture des pommes de terre, les besoins en acide phosphorique (120 unités) et en potasse (360 unités) sont les mêmes pour toutes les variétés de tubercules.

En revanche, en ce qui concerne les besoins en azote, ces derniers seront variables et oscilleront entre 160 et 200 unités.

La fertilisation des plants représente donc un coût non‑négligeable que vous devrez prendre en compte au moment de choisir votre variété de pomme de terre.